" Comme le ballon, l'être humain doit
changer d'altitude, s'il veut changer de trajectoire dans les vents
de la vie. "
(Bertrand Piccard)
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Bertrand
Piccard était bien sûr motivé par
les défis exposés précédemment,
mais un autre aspect le fascinait encore davantage :
le côté symbolique de cette expérience.
L'évolution de la la science ces deux derniers
siècles avait permis des bonds prodigieux, mais
la plupart des inventions étaient destinées
à permettre à l'homme de mieux contrôler
les forces de la nature.
Dans le cas du ballon, les pilotes devaient s'en remettre
aux éléments en acceptant de se laisser
pousser par les courants aériens. Il faut bien
comprendre qu'un ballon est transporté par le vent,
à la même vitesse et dans la même direction
que celui-ci. La technologie ultra sophistiquée
qu'il fallait développer avait comme seul but de
mieux comprendre l'atmosphère, de mieux jouer avec
elle, en résumé, de conclure une alliance
avec la nature.
Du besoin viscéral qu'a l'homme de vouloir tout
maîtriser provient une grande partie des souffrances
de la vie. Il est difficile d'accepter que la vie nous
conduise ailleurs que là où notre volonté
l'exige.
En cela, le vol en ballon nous oblige à admettre
que notre volonté propre est bien peu de chose
face au souffle du vent. Une certaine maîtrise
est nécessaire, mais seulement pour contrôler
ce qu'il est en notre pouvoir de contrôler ; en
fait, la liberté se résume à changer
de niveau de vol pour trouver d'autres directions de vents. |
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